Conakry au cœur de l’intégration électrique ouest-africaine

IMG_0588-1024x683 Conakry au cœur de l’intégration électrique ouest-africaine

La Guinée accueille, les 6 et 7 novembre 2026, la 21ᵉ Assemblée générale du WAPP. Au centre des échanges : le développement du marché régional de l’électricité et la valorisation du potentiel hydroélectrique guinéen.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, en présence du ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, des responsables d’Électricité de Guinée (EDG), des délégations des sociétés membres et des partenaires du secteur.

Placée sous le thème « Consolider le marché régional de l’électricité : un levier de résilience pour l’Afrique de l’Ouest », cette rencontre du Système d’Échanges d’Énergie Électrique Ouest Africain (EEEOA), connu sous son sigle anglais WAPP, vise à renforcer la coopération énergétique entre les États membres.

Mieux partager les ressources électriques

Les États ouest-africains disposent de ressources énergétiques et de capacités de production inégalement réparties. Les interconnexions entre leurs réseaux doivent faciliter les échanges d’électricité, répondre aux déficits de production et contribuer à sécuriser les approvisionnements.

Grâce notamment aux barrages de Kaléta et de Souapiti, la Guinée dispose d’atouts importants pour renforcer son rôle de fournisseur d’électricité dans la sous-région. Cette ambition nécessite toutefois des investissements dans la production, le transport et la distribution, ainsi qu’une planification adaptée aux variations saisonnières.

Répondre également aux besoins nationaux

Pour EDG, l’enjeu reste aussi d’améliorer la qualité du service, d’entretenir les installations et de réduire les pertes sur les réseaux. Le développement des exportations doit ainsi aller de pair avec un approvisionnement plus régulier des ménages et des entreprises.

Une électricité fiable constitue également un facteur essentiel pour l’industrialisation, la transformation locale des matières premières et le développement des activités liées au programme Simandou. La coopération régionale repose donc sur des règles commerciales claires, des opérateurs financièrement solides et le respect des engagements pris.

Au-delà des échanges de Conakry, la portée de cette assemblée se mesurera surtout aux investissements réalisés et aux améliorations concrètes du service. Pour les populations, la réussite de l’intégration énergétique ouest-africaine devra avant tout se traduire par une électricité plus accessible et plus régulière.

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