Semaine des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Guinée: les Nations Unies célèbrent les 20 ans de PBF et les 19 ans d’engagement en Guinée
Le système des nations unies en Guinée, a organisé les 08 et 09 juillet 2026 un colloque sur la consolidation de la paix en Guinée.

Placé sous le thème << La consolidation de la paix à l’ONU à l’aube du XXIᵉ siècle : des partenariats pour l’innovation, l’inclusion et l’impact durable>>.
Cette rencontre est initiée par le Secrétariat du PBF sous l’égide du Bureau du Coordonnateur résident, en étroite collaboration avec la Primature, constitue une occasion opportune de mettre en valeur les résultats obtenus et de renforcer les partenariats en faveur de la consolidation d’une paix durable.
C’est le premier ministre chef du gouvernement qui a précide la cérémonie d’ouverture.
Dans sa prise de parole à cet effet, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée, a salué l’engagement des autorités guinéennes liés à la consolidation de la paix.

<<La Guinée est le deuxième pays au monde récipiendaire du Fonds pour la consolidation de la paix. C’est surtout le premier pays sans conflit actif dans lequel le PBF a opéré. La Guinée a ainsi été un véritable laboratoire à partir duquel nous avons pu exporter de nombreuses connaissances vers d’autres nations>>, a déclaré Diego Zorrilla,

De son côté, L’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a réaffirmé le soutien de son pays au multilatéralisme et aux efforts de consolidation de la paix en Guinée.
Le diplomate a notamment salué la tenue du procès des massacres du 28 septembre 2009.<< La communauté internationale vous est éminemment reconnaissante pour tout ce que vous avez fait dans la conduite de ce procès voulu par le Président Doumbouya. Cela montre l’importance d’écouter les victimes, de les protéger et de garantir les témoignages >>, a-t-il affirmé.

Le Premier ministre quant à lui, a rappelé l’historique d’engagement de la Guinée au Fonds pour la consolidation de la paix en 2008.<< Nous rendons hommage aux premiers artisans de cette coopération, notamment Mme Baranga, il a établi un parallèle entre les efforts engagés à l’époque et les réformes actuelles.Nous avons connu des hauts et des bas, mais la rupture décisive fut celle du 5 septembre 2021. Sous l’impulsion du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, la détermination a été forte pour changer totalement de paradigme >>.

Selon Boubacar Bah, coordinnateur du Fonds pour la consolidation de la paix en Guinée (Peacebuilding Fund – PBF), ces deux journées de colloque ont pleinement répondu aux attentes.
<<Nous avons réussi une forte mobilisation, d’abord des acteurs étatiques, des ministères concernés, des organisations de la société civile, du monde académique, des jeunes, des femmes, mais aussi des partenaires. Nous avions les ambassades de plusieurs pays donateurs du PBF, notamment celles de la Belgique, de la France et du Japon. D’autres représentations diplomatiques n’ont pas pu être présentes en raison de contraintes de calendrier, mais elles ont toutes salué cette initiative. Autour de tous ces acteurs, il y avait également la Primature et le Bureau du Coordonnateur résident, qui sont les deux entités chargées de l’administration du Fonds en Guinée, avec l’appui du secrétariat que j’ai l’honneur de coordonner >> s’est-il réjoui.

Pendant deux jours, les participants ont pris part à plusieurs panels consacrés aux acquis et aux impacts du PBF en Guinée depuis 2007.
Les échanges ont porté sur quatre principales thématiques : la réforme du secteur de la sécurité (RSS), l’autonomisation et la participation des jeunes et des femmes, la cohésion sociale et la réconciliation nationale, ainsi que l’accès aux droits, à la justice et la lutte contre l’impunité.

Animés par des responsables militaires, des représentants de ministères, des magistrats, des experts et des acteurs de la société civile, ces panels ont permis de mettre en lumière les principaux résultats obtenus grâce aux interventions du PBF.

Les participants ont également été répartis en groupes de travail autour de trois axes : l’autonomisation et la participation des jeunes et des femmes, la cohésion sociale et la coopération transfrontalière, ainsi que le climat, la paix et la sécurité.
Fode BAYO
Partager ce contenu



Laisser un commentaire