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Journée Internationale contre la violence et le harcèlement à l’école : Que sait-on ?

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La toute première déclaration intitulée « s’unir contre le harcèlement sous toutes ses formes, déclarer que le respect constitue un principe fondamental pour tous, et aider à garantir que nos écoles soient des espaces sûrs et accueillants pour tous les élèves » a été adoptée à Paris (France) le 4 Juillet 2019 par l’UNESCO et les ministres de l’éducation du G7. Ceci, pour prévenir ou combattre ces fléaux (violence et harcèlement) qui « minent l’éducation, brise des vies, abîment des enfants et compromettent l’avenir » selon les termes de la Directrice Générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay. Ce jeudi, 5 Novembre donc, les 193 pays membres de l’UNESCO célèbreront la toute première journée internationale contre la violence et le harcèlement à l’école, y compris le cyber harcèlement. Mais, de quoi s’agit-il au juste ? -Qu’entendons-nous par harcèlement et violence ? -Quelle est l’ampleur de ces fléaux dans le monde scolaire ? -quels en sont les types, les conséquences et les solutions ? Telles sont, entre autres, les questions auxquelles nous répondrons en nous référant au rapport publié par l’UNESCO en 2019, intitulé ‘’Behind the numbers : Ending school violence and bullying’’ (Au-delà des chiffres : en finir avec la violence et le harcèlement à l’école).

Parlant du harcèlement, notons qu’il est caractérisé par des comportements agressifs qui se traduisent par des actes négatifs non désirés et répétés dans le temps ; ainsi que par un déséquilibre de pouvoir ou de force entre le(s) harceleur(s) et la victime.[…] Pour qu’un élève soit considéré comme une victime de harcèlement, les agressions doivent se produire au moins une ou deux fois par mois.

Les différents types de harcèlement sont :

  1. Le harcèlement physique : Il se définit par des agressions répétées se manifestant de différentes manières : les victimes sont battues, blessées, frappées à coups de pieds, poussées, bousculées ou enfermées, leurs affaires sont volées ou abîmées ou elles doivent obéir sous la contrainte. Il se différencie donc d’autres formes de violence physique, telles que les bagarres et les agressions physiques.
  2. Le harcèlement psychologique : englobe les agressions verbales, la violence émotionnelle et l’exclusion sociale. Il se traduit par des insultes, des moqueries, ou des rumeurs malveillantes. Les victimes peuvent également être mises à l’écart de certaines activités ou complètement ignorées.
  3. Le harcèlement sexuel : regroupe ici uniquement les plaisanteries, les remarques et les gestes à caractère sexuel, suivant la nomenclature utilisée par certaines enquêtes internationales.
  4. Le cyber-harcèlement : désigne le harcèlement par le biais de contenus électroniques (conversations en messagerie instantanée, publication sur les réseaux sociaux, courriels ou textos ; création d’un site Internet pour se moquer d’un élève, etc.) ou d’images (prise et mise en ligne de photos insultantes ou indécentes d’un élève sans son consentement, etc.). Il englobe également les comportements blessants ou méchants qui s’expriment dans les échanges entre élèves via leurs téléphones mobiles (textos, appels, vidéos) ou en ligne (courriels, messagerie instantanée, réseaux sociaux, chat).

En plus du harcèlement, nous avons aussi la violence qui se manifeste sous plusieurs formes à savoir :

  1. Agressions physiques : elles se produisent « quand une ou plusieurs personnes en frappent une autre (un élève en l’occurrence), ou quand une ou plusieurs personnes en blessent une autre (un élève) à l’aide d’une arme (telle qu’un bâton, un couteau ou une arme à feu) ». Par conséquent, même s’il peut s’agir d’une forme de violence physique entre élèves, l’agression physique n’est pas nécessairement perpétrée par des pairs.
  2. Violences sexuelles : la violence sexuelle englobe les relations sexuelles forcées ou tout autre acte sexuel non consenti. La définition de l’enquête VACS (Enquête sur la violence contre les enfants) est plus large puisqu’elle regroupe les actes sexuels non consentis (comme le viol) ; les tentatives d’acte sexuel non consenti ; les contacts sexuels abusifs (tels que les attouchements forcés) ; et les abus sexuels en l’absence de contact (tels que les menaces de violence sexuelle, l’exhibitionnisme et le harcèlement sexuel par la parole).
  3. Violences physiques perpétrées par des enseignants : Ce terme désigne une utilisation délibérée de la force physique pouvant entraîner la mort ou causer un handicap, une blessure ou un préjudice physique ; qu’il s’agisse ou non d’une forme de punition.

 

Dans les écoles, les châtiments corporels sont définis comme une punition reposant sur la force physique et visant à causer une forme de douleur ou d’inconfort, aussi légère soit-elle. Le plus souvent, les enseignants frappent leurs élèves avec leurs mains ou un instrument ; mais il arrive aussi que les enfants soient frappés avec les pieds, secoués, bousculés ou griffés.

A présent, parlons de l’ampleur du problème (les données sur la violence et le harcèlement à l’école) :

Près d’un élève sur trois (32 %) a été harcelé par ses camarades au moins une fois au cours du dernier mois. Dans toutes les régions à l’exception de l’Europe et de l’Amérique du Nord, le harcèlement physique est la forme de harcèlement la plus répandue, devant le harcèlement sexuel. En Europe et en Amérique du Nord, c’est le harcèlement psychologique qui prédomine. Le cyber-harcèlement touche jusqu’à un enfant sur dix. Plus d’un élève sur trois (36 %) s’est bagarré avec un autre élève au moins une fois au cours de l’année écoulée ; et près d’un élève sur trois (32,4 %) a été agressé physiquement au moins une fois pendant cette même période. Les informations sur les violences sexuelles perpétrées par les pairs sont limitées ; mais des données provenant d’Afrique subsaharienne semblent montrer que les auteurs sont plus souvent des camarades d’école que des enseignants, en particulier en ce qui concerne les garçons. À l’échelle mondiale la violence perpétrée par les enseignants est rare, mais dans certains pays les élèves déclarent subir de nombreuses violences physiques de la part de leurs enseignants. Les châtiments corporels, qui constituent une forme de violence physique, sont encore fréquemment pratiqués dans les écoles d’un grand nombre des 68 pays où ils restent autorisés.

La violence et le harcèlement à l’école ont des conséquences très néfastes dont entre autres :

  • Les enfants fréquemment harcelés ont près de trois fois plus de risques de se sentir ostracisés dans leurs écoles que ceux qui ne le sont pas, mais aussi plus de deux fois plus de risques de manquer les cours ;
  • Académiquement, les enfants harcelés réussissent moins bien. Ils obtiennent de moins bons résultats en mathématiques et en lecture ; et on observe que plus ils sont harcelés plus ces résultats sont mauvais ;
  • Comparés aux autres élèves, les enfants fréquemment harcelés abandonnent plus souvent leur éducation formelle dès la fin de leurs études secondaires ;
  • La violence et le harcèlement à l’école ont des répercussions sur la réussite de l’ensemble des élèves ;
  • Le manque de discipline et l’insécurité de l’environnement d’apprentissage sont des facteurs déterminants d’une baisse des performances académiques. Plus précisément, les élèves des écoles où le harcèlement est un phénomène répandu réussissent moins bien en sciences que ceux des établissements où le harcèlement est moins fréquent ;
  • Le harcèlement peut également avoir des conséquences majeures sur la santé mentale, la qualité de vie et les comportements à risque des enfants concernés. Chez les enfants harcelés, on estime que l’isolement, les pensées suicidaires et les problèmes de sommeil sont près de deux fois plus fréquents que chez les enfants qui ne sont pas harcelés.

Que devons-nous faire pour prévenir et/ou lutter contre la violence et le harcèlement à l’école ?

Nous devons, entre autres :

  1. veiller à ce que soient mises en place des législations permettant de protéger les droits des enfants et de soutenir les politiques de lutte contre la violence et le harcèlement à l’école ;
  2. améliorer la disponibilité de données précises, fiables et ventilées et mettre en œuvre des initiatives basées sur des données scientifiques et des recherches rigoureuses ;
  3. former et soutenir les enseignants pour qu’ils puissent non seulement prévenir la violence et le harcèlement à l’école mais aussi y répondre ;
  4. promouvoir des approches à l’échelle de l’école qui impliquent l’ensemble de la communauté scolaire : élèves, enseignants, autres membres du personnel, parents et autorités locales ;
  5. mettre à la disposition des enfants des informations et un soutien pour qu’ils puissent signaler les violences et demander de l’aide ;
  6. promouvoir une participation réelle des enfants aux efforts visant non seulement à prévenir la violence et le harcèlement à l’école mais aussi à y répondre ;
  7. accorder une attention particulière aux enfants les plus vulnérables du fait de leur race, de leur appartenance ethnique, de leur handicap, de leur sexe ou de leur orientation sexuelle ;
  8. créer des mécanismes de signalement, de plainte et d’aide adaptés à l’âge et au sexe des enfants ; ainsi que les approches réparatrices correspondantes.

NB : Les définitions, les données statistiques et les recommandations sont tirées du rapport intitulé ‘’Au-delà des chiffres : en finir avec la violence et le harcèlement à l’école’’, UNESCO, 2019.

 

Aboubacar Mandela CAMARA

Sociologue/Consultant en éducation/Auteur

Condé Aboubacar journaliste redacteur en chef de Sabari Fm, directeur de publication du site africvisionguinee.com. Lisez et partagez nos articles, vous avez une information, vous souhaitez acheter un espace publicitaire sur Africvisionguinee contactez-nous.

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Dossier Nabaya Gate: Me Dinah Sampil sort de sa réserve et flingue la présidente du tribunal de Kaloum.

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Dans le dossier qui oppose la ministre de l’enseignement Technique zenab Nabaya Dramé aux trois journalistes, le Tribunal de Première Instance de Kaloum a constaté l’ouverture d’une information judiciaire au tour de l’affaire de 200 milliards au cabinet d’instruction. Par conséquent, le TPI a déclaré inopportune la fixation de la consignation et a renvoyé la plaignante à mieux se pouvoir. Une décision que le pool d’avocats de madame Zenab Nabaya Dramé a attaqué aussitôt. Joint au téléphone par notre rédaction ce 19 janvier, Me Dinah Sampil a expliqué cette opposition de la décision de la présidente du tribunal.

Extrait:

<< contre la décision rendue le lundi par la présidente du tribunal, nous avons fait appel immédiatement… Parce que, ce que le juge a dit ne relève pas de sa compétence. Il se prononce sur une opportunité alors qu’aucune disposition légale ne lui permet de décider sur l’opportunité d’une action en l’espèce.

Nous avons donc interjeter appel contre la décision pour que le dossier parte devant la Cour d’appel de Conakry et qu’il soit l’objet d’un réexamen.

Nous estimons que madame la présidente ne peut pas justifier sa décision car aucune disposition légale ne permet à un juge de se prononcer sur l’opportunité des poursuites extrajudiciaires. >>

Décryptage Fode Bayo 

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Décès d’un autre détenu: les précisions du ministère de la justice.

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Un détenu est mort en prison le samedi 18 janvier dernier. Mamadou Oury Barry serait mort par faute de traitement clame son avocat alors que le ministère de la justice parle de mort naturelle.
Acculé, le.garde des sceaux s’est vu dans l’obligation de faire une mise au point sur le décès du jeune sans pourtant donner plus de précision sur les conditions de détention encore moins sur les réelles circonstances de son décès.
Nous vous proposons de lire ledit communiqué signé de son responsable à la Communication.

COMMUNIQUE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Ministère de la Justice informe l’opinion qu’un cas de décès a été enregistré à la Maison Centrale de Conakry dans la matinée du samedi 16 janvier 2020.

Il s’agit du détenu Mamadou Oury BARRY, placé sous mandat de dépôt du 5 août 2020, pour coups et blessures volontaires, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

Le défunt est décédé d’une mort naturelle liée à une occlusion intestinale et une anémie bioclinique au Service des urgences de l’Hôpital Ignace Deen.

Le Ministère de la Justice présente ses condoléances à la famille éplorée et précise qu’une autopsie peut être demandée par celle-ci.

Pièces Jointes :

-Copie mandat de dépôt

-copie déclaration de décès

Fait à Conakry, le 18 Janvier 2021

Service de Presse et de la                             Communication.

                Sekou KEITA

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Prix du pain : le rétropédalage du ministre du commerce !

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Après 48 heures de la décision d’augmentation du prix de la baguette de pain, le ministère du commerce fait un grand saut dans le vide.  Dans un nouvel arrêté pris le samedi 16 janvier 2021, l’architecte Boubacar Barry, ministre du Commerce annule l’arrêté A/2021/043 portant fixation du prix de la farine et du pain en date du 15 janvier 2021.

Un véritable rétropédalage qui exprime le pilotage incertain des affaires de l’Etat et surtout le dysfonctionnement dans l’approche gouvernementale.

Sur le terrain déjà, la rupture se fait sentir par endroit et les populations commencent à payer les premières conséquences de cet amateurisme qui caractérise la gestion du ministère du commerce qui, pourtant faisait croire que la décision était concertée.

En un mot comme en mille, les prix de la farine et du pain anciennement en vigueur restent inchangés sur toute l’étendue du territoire national.

Reste à savoir si ce rétropédalage du ministère ne va pas être la source d’un autre problème dans la filière ? Faut-il aussi se poser la question de savoir si les entreprises qui fabriquent la farine en Guinée et les boulangers trouveront un terrain d’entente au bénéfice exclusif des consommateurs ?

ARRETE-PORTANT-ANNULATION-DE-LARRETE 1

ARRETE D’ANNULATION 2

Aboubacar Condé

Tel : (+224) 625-157-259

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