Sacrifice d’Abraham à KINDIA : les prix du bétail hors de portée !

La communauté musulmane de Guinée à l’instar des autres du monde va commémorer demain vendredi 31 juillet 2020 le grand sacrifice du prophète Abraham. Un rituel qui consiste à immoler un bélier selon la norme prescrite dans la religion du prophète de l’islam. Mais seulement, il va être difficile pour une frange partie des adeptes de faire ce sacrifice. Ceci, à cause du prix exorbitant du bétail.

 

À Kindia comme d’ailleurs dans la plupart des préfectures du pays, les prix du bétail ont été nettement réajustés. Si fait qu’ils ne sont pas à la portée des fidèles qui sont frappés de plein fouet par la présence du coronavirus.

 

Ici, dans le parc central de vente des bétails situé dans le quartier caravansérail, dans la commune urbaine de Kindia, le prix varie en fonction de la qualité. Tenez, il se négocie entre 800.000 gnf à 5.000.000 gnf selon les catégories comme le précise Marouf Sylla : « nous achetons en brousse pour venir revendre et avoir un intérêt. Un bélier de six mois se vend à 800.000gnf, celui d’un an à 900.000 gnf, un an et quelques mois à 1.300.000 gnf etc. Un bélier acheté au Mali, nous les revendons à 3.000.000 gnf. Ceci n’est pas de notre faute,» se justifie ce revendeur.

Un argument pas déterminant pour ce client : « je suis venu chercher mon sacrifice, mais j’étais venu avec une intention pour trouver un mouton mais le prix de cette année m’a complètement bouleversé. Parce que les bétails se revendent ici d’après les vendeurs à 3.000.000 gnf. L’année dernière ce qu’on avait acheté à 800.000fg, cette année c’est à 1.800.000fg. Mais avec mes petits maigres moyens, je suis entrain de voir si je peux gagner mon sacrifice,» se demande Elhadj Mama Camara.

Accusé à tort ou à raison, cet autre vendeur tente de justifier cette augmentation de prix : « cette fois-ci, le prix a grimpé ici parce que tout le monde trouve la marchandise dans la brousse. Le bœuf âgé de quatre ans est vendu cette année à 5.000.000fg, celui de six ans à 8.000.000 gnf,» justifie Mohamed Wolea.

Ce qui revient à en déduire que cette année, certains habitués de cette tradition se verront dans l’incapacité d’accomplir ce rituel hautement important et significatif car les prix du bétail sont à hors de portée. 

 

Abdoulaye Chérif Keita correspondant basé à Kindia

 

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