Kankan/Tabaski : à 24h de la fête le prix des animaux prisés à la hausse.

À 24h de l’une des fêtes religieuses de la communauté musulmane, les prix du bélier, du boeuf ont été revus drastiquement à la hausse dans presque toutes les grandes villes de la Guinée. Et la commune urbaine de Kankan n’est pas en reste.

 

Pour preuve, cette année et certainement à cause de l’effet néfaste du nouveau coronavirus, la moisson est maigre sinon catastrophique pour les vendeurs des béliers et de boeufs dans cette région. Pire, la clientèle se fait rare.

Ce qui n’est pas sans conséquence sur leurs chiffres d’affaires comme nous le confirme Ibrahima Bérété chef des vendeurs du bétail :<< Pour commencer, du côté des moutons, la valeur du FCFA a augmenté cette année, en cours de route lors de l’acheminement de ces moutons les agents de la gendarmerie, de la police et de la brigade anti-drogue me réclament leur part de moutons ou des pots de vin pour que je puisse passer, ensuite de la région du Mali d’où vient ces marchandises se trouve en crise. Par rapport aux bœufs, nous savons tous que pendant cette année en haute-Guinée une épidémie a fait peu de ravage chez les vaches. Ces deux périodes coïncident à celles des récoltes donc les villageois préfèrent garder leurs bêtes pour le laboure d’où la hausse des prix »,a-t-il déclaré.

Pour ce qui est de la variante des prix, notre interlocuteur annonce que « l’année dernière, le prix du mouton était à 1.200.000 gnf alors que cette année, il se négocie à partir de 1.500.000 gnf et plus. Le bœuf se négocie selon la qualité entre 3.500.000 gnf à 8.000.000gnf >>, a-t-il précisé.

Cheick Mamady Condé pour africvisionguinee.com

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