Promotion de l’emploi et lutte contre la Covid-19 : Le SADEN présente 53 projets présélectionnés pour le compte du social entrepreneurship compétition

Le comité d’organisation du Salon des entrepreneurs de Guinée (SADEN) a ténu un point de presse le samedi 04 juillet dans un réceptif hôtelier à  Conakry sur le lancement du Social Entrepeneuriaship.

 

Une compétition qui s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des jeunes entrepreneurs dans la riposte contre le COVID-19.  L’initiative est de l’Aguipe (agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) à travers le Salon des entrepreneurs de Guinée et en partenariat avec la société financière internationale (SFI), accompagnée par la Banque Mondiale.

 

Vu donc la situation que traversent les entreprises privées du pays,  le SADEN Guinée a jugé nécessaire d’accompagner ces entrepreneurs Guinéens afin de les aider à  continuer leurs activités pendant cette période de COVID-19.

 

Pour atteindre cet objectif, le Saden a lancé un concours de recensement de différents projets dont les inscriptions sont allées du 25 mai au 28 juin dernier.

Ce programme du programme du SADEN se déroulera en deux volets.

Le premier volet consiste à faire compétir les porteurs de projets dénommé ‘’le social d’entrepreneuriat Ship compétition’’. Une compétition qui concerne 6 catégories, à savoir : le domaine de la santé, de l’éducation, le transport, la logistique, l’agro business, la technologie  ainsi que la culture et le tourisme.

 

Et le second volet concerne les entrepreneurs en personne dénommés ‘’social entrepreneur Ship boot cam, celui-ci vise à permettre aux lauréats de suivre des formations pratique liées à leur domaine. « L’idée est d’avoir des projets innovants qui apportent des solutions à la population guinéenne dans cette crise.  Et il ne s’agit pas de mettre seulement l’argent à la disposition des lauréats mais les accompagner.  D’où le volet boot cam. Parce que nous savons que mettre l’argent à la disposition des entrepreneurs sans les accompagner par la formation et autres expertises est un échec d’avance. Le SADEN vise à créer nos champions locaux (Guinéens,) à avoir des jeunes entreprises qui grandissent et qui seront là pour participer à l’impulsion de notre économie » a précisé Salématou SACKO, vice-présidente du comité d’organisation du SADEN Guinée.

 

Comme toutes autres compétitions, des critères d’éligibilité ont été annoncés par le SADEN permettant aux entrepreneurs locaux d’être prioritaires. Pour le directeur général de l’Aguipe, Sékouba MARA, le porteur du projet doit être de nationalité guinéenne ou résider en Guinée.  Une manière de booster l’économie guinéenne. La promotion des entrepreneurs, notamment les jeunes femmes est une priorité.  « Ce programme est une initiative de la Banque mondiale à travers ses partenaires de l’équipe AGUIPE et surtout du SADEN, pour faciliter et essayer de juguler auprès des entreprises, notamment, la population en général, les difficultés qu’ils ont connues quant à l’avènement de la COVID dans notre pays… il s’agit non seulement de promouvoir l’esprit d’entreprenariat au sein de la jeunesse guinéenne, mais également impulser une réflexion autour des solutions adaptées aux problématiques liées à la COVID-19 » a expliqué Sékouba MARA,  directeur général de l’AGUIPE et président du comité d’organisation du SADEN.

 

Plus loin, il enchaine :« Nous avons aussi demandé que l’âge des candidats varie entre 18 et 40 ans.  Nous voulons que ce soit forcément des jeunes et les candidatures féminines sont fortement encouragées.  Une façon de participer à l’émancipation de nos sœurs. Tout porteur de projet doit présenter une initiative innovante, la durabilité de la solution proposée, l’impact économique et environnemental de la solution proposée  mais aussi la capacité du porteur du projet à le mettre en œuvre ».

 

Au nom du Projet de développement agricole intégré de Guinée PDAIG, Mohamed Sacko, a donné le pourquoi de la participation de son institution : « Pour notre participation à cet évènement, il s’agit d’un appui qui va un peu au-delà de notre feuille de route. En réalité le projet PDAIG est censé être mis en œuvre sur des localités bien précises. Et sur des filières assez particulières. Mais vu la situation économique que le monde traverse à travers la pandémie, il a été question d’aller au-delà de ce qui est préalablement établi, afin de soulager les couches vulnérables qui constituent des bénéficiaires potentiels de nos objectif ».

 

Rappelons que 263 entrepreneurs ou porteurs de projets ont postulé entre le 25 mai et le 28 juin derniers.  53 sont retenus et les 53 porteurs de solutions se mettront à la tâche avant de s’attendre à la validation des 12 projets dont 2 par catégorie le 20 juillet prochain. Et chaque projet retenu bénéficiera d’un montant minimum de 10.000 dollars US.

A.   Makissa Diallo

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